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C'est le visage serein qu'Emmanuel Macron reçoit notre équipe à l'Elysée. Il sait qu'il va prendre une grosse raclée, mais il sait aussi qu'il a réussi à cliver l'électorat entre lui et Marine Le Pen. Il est tranquille pour la prochaine présidentielle de 2022. Il nous fait donc une bonne grosse caricature de lui-même qui énerve suffisamment les français pour que les extrêmes progressent. Ainsi il fera disparaître Les Républicains du paysage politique.

 

Nous entrons dans une salle de l'Elysée entièrement redécorée par son épouse. Le sol est en béton verni, et des stroboscopes disco remplacent les lustres en Murano d'origine. Un gigantesque plug anal jaune fluo de Jeff Koons trône au fond de la pièce. Le Président de la République nous reçoit derrière son bureau argenté pailleté.

 

L'IMmonde : Bonjour monsieur le Président, quelle analyse faites-vous des derniers sondages vous donnant largement derrière le Rassemblement National ?

Emmanuel Macron : Je suis très inquiet. La France court un grave danger. Si Marine Le Pen arrive au pouvoir, elle va déporter les gens dans des camps de concentration et exterminer des millions de personnes, comme le fait actuellement Viktor Orban en Hongrie.

 

IM : Heureusement comme vous êtes au pouvoir vous avez fait promulguer une loi contre les fake news, afin d'interdire les critiques. Parlez-nous de votre conception de la démocratie, et de votre manière de la porter au niveau européen.
EM : En effet, j'ai pensé cette loi pour défendre la démocratie : comment serait-elle possible si des gens ont l'outrecuidance de contredire le pouvoir ? Une fake news est une information qui est contre moi, donc elle est fausse. Je conçois la démocratie de manière très simple et évidente : le peuple doit penser comme moi, adorer l'immigration, détester l'identité française, faire table rase du passé. Au niveau européen, j'entends donc renforcer les lois contre la haine et contre les fake news, afin d'empêcher qu'une opposition politique crédible puisse émerger contre les gens qui pensent comme moi. Ils sont nombreux en Europe : Angela Merkel, Pedro Sanchez... Je veux à tout prix éviter ce qui s'est passé en Italie, où Matteo Renzi n'a pas été capable d'empêcher l'opposition de s'exprimer : résultat : Matteo Salvini en a profité. J'appelle donc tous les français à voter pour la liste Renaissance afin de faire triompher la démocratie et la liberté d'expression !

 

IM : Un autre péril vous menace : la liste Les Républicains menée par François-Xavier Bellamy. Comment comptez-vous persuader le peuple français qu'il constitue lui aussi un danger pour la démocratie ?

EM : En effet, c'est plus dur, mes services secrets, mon réseau de juges amis et mes réseaux journalistiques n'ont pas réussi à trouver la moindre petite magouille. Je ne vais pas pouvoir le faire flinguer comme Fillon. Déjà, j'ai interdit à Nathalie Loiseau de débattre avec lui, parce qu'il est bon est qu'elle n'est pas franchement douée... Mais je n'ai trouvé personne d'autre pour aller au casse-pipe, j'ai fait ce que j'ai pu. Sinon mes amis dans les médias ont bien réussi à le faire passer pour un coincé du cul qui veut nous faire revenir au XIXème siècle, et j'avoue être assez fier d'avoir réussi à me faire passer pour quelqu'un de droite avec mes petites phrases faussement maladroites. Quels crétins ces électeurs de droite, ils tombent tous dans le panneau. C'est pourquoi Bellamy est en troisième position dans les sondages.

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