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Le président de la République a décidé d'interdire la haine. Facebook se voit contraint de recruter une dizaine de personnes pour la traquer. Il envisage également d'interdire la tristesse, l'ennui et la jalousie, des projets sont à l'étude.

 

Le monde est ainsi fait que les passions tristes submergent les individus. Mais Emmanuel Macron est bien décider à les combattre à la racine : il va les interdire. Il va commencer par la haine : il sera interdit de haïr des personnes, des idées, et même des styles vestimentaires, ce qui sera considéré comme discriminatoire.

Pour ce faire, le Président de la République a exercé un chantage sur Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook : soit il prend des mesures radicales pour interdire la haine sur son réseau social, soit il sera fait comme en Allemagne, où chaque expression de haine donne lieu à une lourde amende payable par l'entreprise. Effrayé par cette menace, l'entrepreneur a décidé de coopérer.

Les simples citoyens pourraient connaître le même sort, leur langue pourrait leur être tranchée sur le champ si un agent de police les entend proférer des propos haineux.

Ces décisions sont salutaires, la haine est bien trop présente dans notre société. Ce sera tellement plus simple quand le gouvernement voudra augmenter un impôt ou prendre toute autre mesure impopulaire : comme la haine sera interdite, il n'y aura plus de problème.

Interrogé par notre rédaction, un expert de la fondation Jean Jaurès nous explique les effets bénéfiques de l'interdiction de la haine : « Regardez la Corée du Nord, la haine y est interdite, c'est un paradis socialiste. Même pendant la grande famine des années 1990, tout le monde était heureux et vénérait le Cher Leader et le Parti Communiste. Les gens y étaient bien plus heureux qu'aux Etats-Unis, où la consommation capitaliste de masse et la liberté d'expression attisent la haine ».

Nous demandons ensuite à l'Elysée si l'interdiction de la haine ne serait pas motivée par la haine de la haine, ce qui serait également de la haine. Loin de se laisser démonter, Emmanuel Macron nous répond : « Oui, mais il y a la bonne haine, celle qui interdit de haïr, sauf les haineux. Comme les importuns qui critiquent l'immigration, les hausses d'impôts ou le gouvernement. En revanche, ceux qui critiquent la culture et les traditions françaises propagent une bonne haine, la haine de soi ».

Nul doute qu'avec de telles mesures, l'amour et la félicité vont emplir les cœurs, conduisant chaque citoyen vers le bonheur perpétuel.

 

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