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Catégorie : Idées
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La couverture médiatique du mouvement des Gilets Jaunes n'inquiète pas que ses membres, mais aussi l'organe de censure de l’État français, qui s'émeut que certains messages contestataires réussissent à passer le filtre des chaînes de télévision. C'est pourquoi les directeurs des chaînes ont été convoqués jeudi dernier pour une mise au point en bonne et due forme.

 

Olivier Schrameck, le président du CSA, a convoqué jeudi dernier dans son bureau les patrons des chaînes de télévision diffusées en France. Furieux, il n'y va pas par quatre chemins : il demande aux médias « de ne pas diffuser d'informations susceptibles de mettre en cause les pratiques de la police ni de nuire au pouvoir en place. Il faut impérativement que les journalistes veillent à préserver l'image d'Emmanuel Macron. Je lui dois mon poste, c'est la moindre des choses que je puisse exiger de votre part ». Les directeurs des chaînes n'en menaient pas large : ils savent que le moindre faux pas peut les conduire en prison par le biais d'une fausse affaire fabriquée dans le but de les neutraliser. 

Le lendemain, le CSA a reçu une demande expresse de Marlène Schiappa de mettre fin à la diffusion en France de la chaîne RT, après le retransmission de propos critiques de l'épouse d'Emmanuel Macron. L'organisme étudie également la possibilité juridique de faire emprisonner les journalistes qui ont produit le reportage, ainsi que le président de la chaîne. Une enquête devrait être également menée à la demande de la ministre, afin de retrouver les spectateurs réguliers de la chaîne. Le but est de les priver de leurs droits civiques, et de les envoyer en stage dans des centres de rééducation idéologique. Pour ce faire, la ministre va bientôt présenter un projet de loi, qui devrait être voté par le Parlement avant les élections européennes du mois de mai.

Les chaînes de télévision sont prévenues.

Grâce à la nouvelle loi contre les fake news, gageons qu'Internet et les réseaux sociaux seront la prochaine cible du CSA, qui devrait prochainement bloquer les sites et les comptes qui diffusent des informations hostiles au gouvernement, et faire emprisonner les personnes qui les détiennent, tout en accusant le gouvernement russe d'être responsable des fausses informations pour couvrir le pouvoir.