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Catégorie : International
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Salvini: Juncker et Moscovici sont "murés dans leur bunker"

Sous l'impulsion de Matteo Salvini, le gouvernement italien a signé un décret, approuvé par le Sénat, qui limite quelque peu aux migrants la possibilité de rester en Italie. Une foule massive du peuple de gauche s'est mobilisée à Rome contre cette ignominie.

 

Venus d'une cinquantaine de villes italiennes, les militants antiracistes ont manifesté dans le centre de Rome pour montrer leur indignation et leur refus du fascisme, incarné par la triste figure de Matteo Salvini. Massés par dizaines, ils paraissaient être des centaines, du fait de l'imposante taille de leurs banderoles.

Leurs slogans, incroyablement inventifs, parlent directement à l'âme du peuple : « Combattons le fascisme », « Black lives matter », « Accueil pour tous, ouvrez les frontières », et d'autres phrases percutantes pour défendre les droits des migrants, venus en masse à ce rassemblement. En effet, on comptait plus de dix réfugiés par militant, ce qui laisse augurer la puissance de la mouvance d'extrême-gauche en Italie.

D'après l'un d'entre eux, ils auraient être encore plus nombreux, mais la police fasciste a bloqué plus d'une centaine de cars bondés, qui s'apprêtaient à converger vers le centre de Rome pour dénoncer la politique terriblement inhumaine du ministre de l'Intérieur.

Heureusement, les journalistes français et allemands, plus nombreux que les manifestants, sont venus avec des banderoles eux aussi, si bien qu'on ne sait plus trop qui est censé être journaliste et qui est censé être manifestant. Grâce à cet appoint inattendu, le défilé a fini par compter près d'une centaine de personnes mobilisées.

Terrorisé par une vague d'une telle ampleur, Matteo Salvini s'est pris en photo en train de manger une pizza tout seul au centre de Rome, avant de la poster sur les réseaux sociaux, inscrivant comme légende : « A mes amis manifestants antiracistes, votre mouvement de masse me terrifie, le peuple italien s'est levé contre moi, je me terre dans mon ministère », suivi d'une dizaine d'émoticônes évoquant l'hilarité.

Nous espérons, tout comme nos collègues du Monde, de Libération et de l'Obs, la démission prochaine de ce duce en puissance.