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Le syndicat porte plainte contre des Gilets Jaunes qui ont dénoncé à la gendarmerie un groupe islamiste du Val d'Oise qui s'apprêtait à commettre une tuerie de masse à la kalachnikov dans une école juive parisienne, et qui s'en sont vantés sur les réseaux sociaux, affirmant avoir fait « mieux que la police ». La CGT les accuse d' « injure », « diffamation » et « incitation à la haine raciale ».

 

Les faits se sont déroulés le mardi 20 novembre. Un groupe de Gilets Jaunes qui bloquait un rond point dans le Val d'Oise a été victime d'insultes de la part de quatre individus dans une BMW noire, toutes vitres ouvertes. Comme les manifestants les ont encerclés et les ont insultés à leur tour, ces personnes, visiblement peu habituées à ce qu'on leur tienne tête, les ont menacés : « wallah vos gueules sales français, on a des kalach, fermez-là ou on les sort ! ».

Un Gilet Jaune remarque que l'individu en question se penche pour ramasser quelque chose à ses pieds. Aussitôt, il l'attrape par les épaules et le sort de la voiture, et ses compagnons font de même avec les autres passagers. Ils s'aperçoivent alors que la voiture contenait quatre kalachnikovs, et qu'il s'en était fallu de peu qu'ils se fassent tous massacrer.

Les manifestants retiennent les quatre terroristes et réussissent à leur faire avouer leur sinistre projet : ils devaient se rendre dans une école primaire juive du centre de Paris pour tuer tous les enfants et les enseignants qui s'y trouvaient. Ils les avaient arrêtés juste à temps, au péril de leur vie.

Des Gilets Jaunes avaient filmé la scène et l'interrogatoire, et l'avaient postée sur les réseaux sociaux, se vantant de leur exploit. L'un des protagonistes appelait à « l'inspection de toutes les voitures avec des individus louches ». Un autre se vante : « On a été des bons gars ! Mieux que la police ! Je vais postuler avec CV et lettre de motivation. ».

Ces rodomontades n'ont pas été du goût de la CGT Police, qui est très à cheval sur les grands principes, en particulier celui du droit des criminels à commettre des crimes. Dans leur communiqué, le syndicat d'extrême-gauche rappelle que « l'article 60 du code de la police leur permet de contrôler l'identité des personn.e.s non racisé.e.s, mais certainement pas pour faire de la traque aux criminel.le.s, en particulier si elles/ils font partie de minorité.e.s discriminé.e.s. ».

Jean-Philippe Gomez, le président de la CGT Police, réagit pour l'IMmonde :

« Nous condamnons ces pratiques et nous appelons également notre direction générale à défendre le renom de la police. Nous ne voulons pas qu'on dise du mal de nous sur Arte ou dans l'Obs. Il faut rappeler aux citoyens qu'on ne peut pas faire n'importe quoi quand on manifeste. »

Le syndicat demande également au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner d'engager des poursuites contre les manifestants.

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