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La vidéo d'une vingtaine de Gilets Jaunes mis en joue par des forces spéciales de la police ce samedi 8 novembre, puis exécutés un à un sous leurs insultes et leurs quolibets, créée la polémique. Christophe Castaner qualifie cette vidéo de « forcément choquante » tout en exigeant une enquête interne afin de retrouver celui qui a permis la fuite de la vidéo.

 

La scène s'est déroulée à l'occasion du blocage d'un lycée du Val d'Oise, où la jonction des revendications des Gilets Jaunes et des lycéens s'était effectuée. Les forces de l'ordre avaient sorti les grands moyens : chars, véhicules blindés légers, armes automatiques...

Les manifestants étaient déterminés, ils avaient fabriqué des barricades des deux côtés de la rue qui permet de rejoindre le lycée, et y avaient enflammé des pneumatiques.

Mais le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait donné des consignes très strictes. Il a demandé aux forces de police d'intervenir « par tous les moyens » pour empêcher les blocages et la convergence des colères.

C'est donc une scène digne d'un pays en guerre qui a fuité sur Internet : les troupes d'élite ont dégagé les barricades aidées par des chars qui ouvraient la voie. Les fonctionnaires suivaient les véhicules casqués et harnachés, armés d'armes automatiques. Les Gilets Jaunes, terrorisés, se sont immédiatement enlevés du passages en tentant de s'enfuir.

Mais l'un d'eux n'a pas eu le temps de fuir assez vite, il est passé sous la chenille d'un char, et a été poussé jusqu'aux pneumatiques en feu. Il est actuellement en soins intensifs, entre la vie et la mort. S'il survit, il en gardera de lourdes séquelles.
Les autres Gilets Jaunes ne se sont pas échappés très loin : les policiers ont tiré en l'air avec leurs armes automatiques, puis les ont mis en joue. Ils les ont amenés jusqu'à la cour du lycée, les mains derrière la tête, et les ont fait mettre à genoux, sous l’œil terrorisé des professeurs, qui reçoivent aussitôt l'ordre de quitter le lycée sur le champ. Ils les ont ensuite copieusement insultés et moqués, les qualifiant notamment de « tapettes fouteuses de merde ».

 

Une dizaine de policiers les criblent de balles

 

Puis c'est une scène sidérante qui se déroule : les manifestants, dont une demie-douzaine de lycéens, sont amenés un à un dans le préau, où une dizaine de policiers les criblent de balles, l'un après l'autre. Les autres pleurent et leurs supplient d'arrêter, suscitant les moqueries des fonctionnaires. « Vous faites plus les malins comme aux Champs-Élysées là hein ! On va tous vous crever un à un maintenant, chaque Gilet Jaune de ce pays ! ».

Mais tous les policiers ne partagent pas ce point de vue, en témoigne la fuite de cette vidéo, qui suscite des réactions contrastées dans les médias. Les Républicains, le Parti Socialiste et le Mouvement National condamnent fermement ces actes et appellent à la démission du ministre de l'Intérieur, ainsi qu'à la tenue d'une commission d'enquête devant le Sénat.

Benjamin Griveaux justifie l'action des policiers par « la situation inédite dans laquelle se trouve le gouvernement », et « les menaces pour l'ordre public » que faisaient courir les manifestants.

Christophe Castaner met en avant « l'infiltration des lycées par des miliciens d'extrême-droite et des casseurs », qui justifiait selon lui « la réponse ferme » des forces de l'ordre « même si la vidéo est forcément choquante ». Il ajoute que désormais la réponse du gouvernement sera « la tolérance zéro » face aux Gilets Jaunes.

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